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La composante 2 vise à renforcer les capacités techniques afin d’aider les pays du bassin du Congo dans le processus à plus long terme de mise en place de systèmes de mesure et de suivi des stocks de carbone forestier conformes aux principes de transparence, comparabilité, exhaustivité et précision souhaités par le GIEC.

Plus précisément, La Composante 2 du projet couvre donc l’élaboration d’équations allométriques spécifiques pour les groupes d’espèces d’arbre représentatives des différents types de forêts du bassin du Congo, tandis que d’autres aspects du système MNV seront soutenus par d’autres partenaires dans le cadre d’accords de financement séparés (le FFBC géré par la BAD et l’AFD)1. La définition d’équations allométriques spécifiques pour les groupes d’espèces d’arbres représentatives des zones écologiques et des types de végétations clés viendra compléter l’inventaire forestier réalisé par la FAO. Ensemble, les données permettront une déclaration précise de l’évolution des stocks de carbone forestier à un futur système d’incitations financières basé sur les résultats destiné à la REDD+. Compte tenu du caractère pointu de l’activité, la composante adoptera une approche inclusive et exhaustive pour promouvoir le partenariat scientifique et la coordination. La Composante 2 s’articule autour de deux sous-composantes :

Sous-composante 2.a : Établissement d’un partenariat scientifique pour le MNV dans les pays du bassin du Congo.

Le but est d’améliorer la collaboration et de promouvoir les synergies entre les nombreuses initiatives en cours (ou prévues) dans le bassin du Congo qui abordent les aspects méthodologiques et techniques de la mesure et du suivi du carbone forestier. À cet effet, le projet établira un partenariat scientifique impliquant la communauté scientifique nationale et internationale, sous la coordination technique de l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale (OFAC).

 

Au niveau régional :

le projet appuiera la création d’un réseau de scientifiques d’experts nationaux et internationaux afin de favoriser l’échange de connaissances et de mieux coordonner les multiples projets de recherche en cours dans la région. Cette plate-forme offrira également aux équipes nationales de coordination de la REDD+ une occasion unique de rester informées des différents projets sur la mesure de carbone dans le bassin du Congo.

 

Au niveau national :

Le projet soutiendra la diffusion des connaissances scientifiques sur la mesure du carbone et encouragera la participation des institutions nationales de recherche aux programmes régionaux ou internationaux de recherche sur la mesure du carbone. La plate-forme stimulera également l’échange et le dialogue entre la communauté universitaire/scientifique et les décideurs politiques nationaux. L’objectif est de créer un pool d’experts nationaux de la mesure du carbone capable de guider les décideurs et d’apporter un appui technique à la formulation des politiques.

 

L’appui au projet comprend :

  • Un assistant technique hébergé par l’OFAC, chargé d’animer le partenariat scientifique et d’organiser régulièrement des ateliers scientifiques aux niveaux tant national que régional. L’assistant technique fera rapport à la CGP/COMIFAC.
  • Les coûts de fonctionnement liés à l’organisation régulière d’ateliers scientifiques réunissant des scientifiques et les unités nationales de coordination de la REDD+ des différents pays afin de suivre les progrès réalisés dans la mesure et le suivi du carbone forestier.
  • La mise en place d’une plate-forme virtuelle pour faciliter le dialogue et l’échange d’informations sur les aspects méthodologiques et techniques de la mesure et du suivi du carbone forestier. Cette plate-forme s’appuiera sur le système électronique d’information existant de l’OFAC

 

Sous-composante 2.b : Définition des équations allométriques pour les principaux types de forêts du bassin du Congo.

Le but est de pallier l’absence d’équations allométriques spécifiques à l’écosystème forestier du bassin du Congo et de relever les défis qui se posent aux pays du bassin du Congo en termes de fiabilité et de disponibilité de données exactes sur les estimations de carbone forestier. Cette sous-composante adoptera une approche progressive qui sera régulièrement examinée par la communauté scientifique (à savoir, un partenariat scientifique à établir dans le cadre de la Sous-composante 2.a).

 

Phase 1 : Définition d’une méthodologie pour la définition des équations allométriques, incluant :

  1. La stratification forestière basée sur la couverture et/ou l’utilisation des terres (conformément aux directives du GIEC) ; 
  2. La sélection des strates pour les équations allométriques (sur la base du rapport coût-efficacité et des économies d’échelles) ;
  3. La stratégie d’échantillonnage à mettre en œuvre ;
  4. La définition des protocoles pour l’élaboration des équations allométriques.

 

Phase 2 : Application de la méthodologie approuvée et adaptation de celle-ci au contexte national.

La méthodologie sera débattue puis appliquée au niveau national avec l’entière participation des institutions de recherche nationales afin de refléter correctement le contexte et les besoins spécifiques du pays. Cette consultation se fera à travers des ateliers nationaux (Composante 2.b – Partenariat scientifique pour le MNV).

 

Phase 3 : Travail de terrain pour la collecte et l’analyse des données

Y compris un renforcement des capacités des entités nationales au niveau pays (à savoir, les instituts de recherche de même que les institutions de services chargés des inventaires forestiers). L’objectif est de créer une base de données d’information sur la forêt et la biomasse, qui permettra d’obtenir des estimations des stocks de carbone et de leur évolution lorsque les données sont combinées aux données de suivi recueillies par les futurs systèmes MNV. L’approche actuellement retenue par les pays est la mise en place d’un système MNV basé sur des mesures de terrain (par ex. les diamètres, les espèces, la hauteur, etc.), nécessitant ainsi une collecte de données pour des équations allométriques basées sur le diamètre. Toutefois, les futurs systèmes de suivi pourraient évoluer vers l’utilisation de technologie de détection à distance. Dans la mesure du possible, le projet cherchera donc à recueillir des données sur la cime des arbres afin de s’assurer de la compatibilité des données avec d’éventuels systèmes satellites MNV futurs (enregistrant la cime des arbres). Le travail de terrain et la collecte des données seront réalisés avec les entités nationales et sera étroitement coordonné avec le projet régional financé par le FFBC sur les systèmes MNV (connu également comme le projet FAO-INPE).

 

Phase 4 : Élaboration des équations allométriques

Pour les groupes d’espèces d’arbres représentatives des différents types de forêts du bassin du Congo. L’applicabilité des équations allométriques aux futurs systèmes MNV sera validée en étroite collaboration avec les promoteurs des systèmes MNV. Les équations allométriques pour le bassin du Congo seront largement diffusées, y compris au moyen de publications scientifiques et d’une soumission au GIEC.

 Les activités ci-dessus nécessitent une expertise de haut niveau pour respecter les normes scientifiques internationales. La sous-composante sera mise en œuvre par une entreprise ou un consortium d’entreprises, qui sera recruté sur une base concurrentielle au début de la phase de mise en œuvre du projet. Le processus de sélection pour cette activité sera basé sur la qualité de la méthodologie proposée. L’examen de la méthodologie requérant une expertise académique hautement spécifique, un groupe d’experts de renom sera embauché pour une évaluation indépendante des différentes méthodologies proposées.

 

L’appui au projet comprend:

  • L’assistance technique chargée de i) définir de la méthodologie d’élaboration des équations allométriques ; ii) mettre en place un partenariat avec les centres nationaux de recherche et autres institutions connexes pour la mise en œuvre de la méthodologie proposée, et iii) superviser et coordonner la collecte et l’analyse des données, en étroite coordination avec les équipes nationales. Tout en mettant en œuvre ces activités, l’AT renforcera les capacités nationales et encouragera les équipes nationales à générer des produits scientifiques.
  • L’équipement pour le travail de terrain utilisé pour la collecte de données dans les six pays du bassin du Congo.
  • Les coûts opérationnels liés au travail de terrain.
  • Une formation spécifique destinée aux institutions nationales de gestion de la forêts et de recherche pour renforcer l’expertise technique en matière de collecte de données de terrain et de mesure scientifiquement solide des stocks de carbone.

 

1 Les activités soutenues au titre d’un financement séparé du FFBC et de l’AFD mettront l’accent sur le suivi à distance par satellite du couvert forestier (AFD) et la mise en place de systèmes MNV basés sur les inventaires des forêts (FFBC/FAO), tandis que les activités dans le cadre de ce projet fourniront les données permettant aux pays de calculer et de calibrer le contenu en carbone forestier sur la base du suivi à distance des forêts et des inventaires des forêts sur le terrain.