Pesage des arbres en RCA
Pesage des arbres au Congo
Pesage des arbres au Congo
Tests du portique à Douala
Pesage des arbres en Guinée équatoriale
Pesage des arbres au Congo
Pesage des arbres au Congo
Pesage des arbres en Guinée Equatoriale
Tests du portique à Douala
Pesage des arbres au Congo
Pesage des arbres en RCA
Pesage des arbres en RCA
Pesage des arbres en RCA
Equipe de pesage des arbres au Congo
Pesage des arbres en Guinée Equatoriale
Pesage des arbres en Guinée Equatoriale
Pesage des arbres en RCA
Pesage des arbres au Congo
Pesage des arbres au Congo
Equipe de pesage des arbres au Cameroun
Pesage échantillon au Congo pour estimer la densité du bois

La Composante 3 du projet ciblera spécifiquement les promoteurs de projets REDD+, d’une part, et les coordinations nationales de la REDD+, d’autre part. Le projet renforcera la capacité des promoteurs de projets REDD+ à travers des échanges d’information ainsi que l’élaboration de méthodologies et de directives techniques pour la préparation et la mise en œuvre du projet REDD+.

 Le projet soutiendra également la coordination nationale de la REDD+ à travers l’élaboration d’inventaires nationaux détaillés de projets pilotes REDD+ prometteurs et potentiellement viables et facilitera le dialogue entre les professionnels de terrain et les décideurs politiques travaillant à l’élaboration de la stratégie REDD+.

En outre, cette composante fournira une série d’études qui fourniront des orientations techniques et politiques. Cette génération et compilation de connaissances seront essentielles pour apporter de la substance aux discussions sur les politiques appuyées dans le cadre de la Composante 1 du projet. À cette fin, la composante comprendra les deux sous-composantes suivantes:

Sous-composante 3.a : Mise en place d’un incubateur pour promouvoir les projets pilotes REDD+ dans le bassin du Congo.

Le but est d’améliorer l’expertise des promoteurs de projets privés et publics travaillant sur les initiatives REDD+ infranationales dans les pays du bassin du Congo et de renforcer un réseau de professionnels, afin de fluidifier le transfert des information et des connaissances au niveau de la sphère de décision politique sur REDD+. L’incubateur sera essentiellement un centre d’assistance offrant aux promoteurs de projets REDD+ des conseils techniques et pratiques à la demande. En outre, l’incubateur soutiendra la compilation et l’analyse des portefeuilles de projets pilotes REDD+ au niveau des pays.

Les activités suivantes seront réalisées dans le cadre de cette sous-composante:

  • Constitution et mise à jour régulière de l’inventaire des initiatives pilotes REDD+ infranationales initiées au cours de la phase de préparation du projet. L’inventaire aider les professionnels à entrer en relation, les gouvernements à en apprendre davantage sur les initiatives pilotes émergentes en nombre croissant dans leurs pays respectifs, les décideurs publics à accéder à une expertise et à des expériences nationales et à s’appuyer sur les expériences pilotes pour l’élaboration de la stratégie REDD+ nationale. Sur la base de l’inventaire régional, une analyse du portefeuille des projets pilotes sera compilée dans chaque pays pour informer les gouvernements nationaux et les décideurs politiques concernés.
  • Mise en place et animation d’un réseau de promoteurs de projet et de professionnels et diffusion des leçons tirées des projets REDD+. Ce réseau fera passer à l’échelle supérieure l’échange de connaissances et l’apprentissage entre pairs, ainsi que l’apprentissage des pratiques modèles. Un site Internet interactif pourrait être créé à cet effet.
  • Formation et encadrement technique pour améliorer la capacité des promoteurs de projets, avec un accent particulier sur les aspects sociaux et environnementaux dans la conception des projets pilotes REDD+, par exemple : formation et encadrement sur les questions liées à la participation des parties prenantes locales, la génération d’avantages pour la communauté locale, la capacité des projets à produire de la biodiversité et d’autres avantages connexes, la mesure et le suivi des avantages environnementaux et sociaux connexes, et l’application des normes environnementales et sociales existantes.

Le concept d’incubateur a été élaboré par des organisations internationales et mis en œuvre dans différents pays tropicaux, notamment le Ghana, où il a prouvé sa capacité à générer des résultats positifs. L’incubateur comprendra un assistant technique et sera rattaché à l’OFAC (à Kinshasa, RDC) chapeautée par la COMIFAC. De fréquentes visites aux cinq autres pays du bassin du Congo devraient permettre d’apporter un soutien pratique aux promoteurs de projets dans toute la région.

L’appui au projet comprend:

  • Une assistance technique à la mise en place de l’incubateur. L’AT animera le réseau des professionnels, assurera les formations aux promoteurs de projet et ministères de tutelle concernés, et diffusera largement les leçons tirées et les expériences.
  • Les coûts de fonctionnement relatif aux ateliers, à la communication et à la diffusion des directives.
  • Les services d’expertise dans le développement d’une base de données pour l’inventaire des projets pilotes REDD+ dans le bassin du Congo

 

Sous-composante 3.b : Définir des méthodologies afin de promouvoir la REDD+ dans le bassin du Congo.

Le but est d’améliorer les connaissances sur les questions liées à la REDD+ dans le bassin du Congo, notamment les dimensions sociales et environnementales de la REDD+, et d’élaborer des méthodologies et directives techniques pour soutenir des projets pilotes REDD+ répondant aux normes internationales reconnues. Les résultats des études et des directives techniques élaborées guideront le dialogue régional technique et sur les politiques, soutenus dans le cadre de la Composante 1. Des directives techniques fourniront un cadre de recommandations qui pourra ensuite être ajusté aux contextes spécifiques des pays à mesure que ceux-ci progressent dans leur préparation à la REDD+

Étant donné le contexte politique et technique très dynamique de la REDD+, le projet financera un programme de travail d’analyse approuvé annuellement. Au cours de la phase de préparation, des domaines thématiques prioritaires ont été identifiés pour les premières années de la mise en œuvre du projet.

Les activités suivantes seront réalisées dans le cadre de cette sous-composante:

  • Évaluation environnementale et sociale régionale (EESR) de la REDD+ dans le bassin du Congo. L’EESR poursuivra deux buts principaux : premièrement, il servira d’instrument de sauvegarde en matière d’atténuation des risques pour les impacts potentiels en aval des activités à mettre en œuvre dans le cadre du Projet REDD+ régional. Deuxièmement, il permettra d’identifier des thèmes et des sujets spécifiques pour les directives techniques nécessaires pour guider les pays dans le processus de sauvegarde faisant partie de la préparation à la REDD+ au niveau national. Ces directives peuvent aider les pays à préparer leurs ESES nationales. Elles constitueront des lignes directrices de bonnes pratiques pour la conception des politiques et mesures de la REDD+, avec un accent particulier sur le contexte politique dans le bassin du Congo et par la suite, le processus de mise en œuvre des mesures recommandées (par exemple, conseils sur les pratiques modèles de planification et de mise en œuvre de consultations constructives des parties prenantes, etc.). Elles devront couvrir les aspects sociaux et environnementaux de la REDD+, y compris : les aspects pertinents en matière de droit foncier, des conseils sur la manière d’aborder les mécanismes de partage équitable des avantages ; les conseils sur l’attention particulière à porter à la population vulnérable y compris les peuples autochtones ; les conseils sur la conservation de la biodiversité et les services des écosystèmes. De plus amples détails sur l’objectif et la portée de l’EESR sont fournis dans l’Annexe 3 iii) sur les « Aspects environnementaux et sociaux (y compris les sauvegardes) ».
  • Positionnement de la REDD+ en tant qu’approche pour la gestion durable des forêts et intégrés dans l’agenda plus large de la croissance économique. Le but de ce travail est de souligner le caractère intersectoriel de la REDD+ et la nécessité de s’engager sérieusement avec les décideurs dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures et autres. Les résultats de cette étude comprendront des recommandations pour les discussions de haut niveau sur les politiques qui seront facilités au niveau de la CEEAC (voir Composante 1).
  • Des directives techniques sur la mise en œuvre de la cartographie participative des droits coutumiers et autres aspects du régime foncier. Le but est de définir des directives et recommandations pratiques pertinentes au niveau  régional afin d’appuyer les initiatives de cartographie participative à travers le bassin du Congo et d’assurer l’harmonisation des résultats à travers les frontières. Cette étude s’appuiera sur les récentes constatations de la phase de préparation du projet, qui ont montré que des méthodologies incohérentes ont été appliquées dans de récentes enquêtes de recensement foncier, empêchant les pays du bassin du Congo de bénéficier pleinement des initiatives antérieures de recensement des régimes fonciers. Toutefois, les questions de régime foncier étant essentielles pour l’instauration des droits carbones et l’obtention d’investissements dans les services environnementaux, cet exercice de cartographie sera un apport important permettant de faire avancer l’état de préparation à la REDD+. D’autant plus que dans de nombreux pays d’Afrique centrale, le système de régime foncier des forêts est caractérisé par un compromis entre les lois foncières et les droits coutumiers sur tout le territoire. Au lieu d’opposer les deux dimensions, les exercices de cartographie proposés permettent un chevauchement du régime foncier coutumier (« terroir » ou « finage ») et du régime foncier institutionnel. 

Les méthodologies et directives techniques seront élaborées sur la base du travail d’analyse. Ces directives seront ensuite intégrées directement aux sessions de formation qui seront délivrées aux promoteurs des initiatives pilotes REDD+ au niveau local (voir la Sous-composante 3a ci-dessus).

L’appui au projet comprend:

  • Les services de conseil pour la réalisation du travail d’analyse stratégique ;
  • Les coûts opérationnels des ateliers de diffusion des conclusions et recommandations.